La négation d'une proposition P est la proposition qu'on note $\overline{P}$ ou ¬P telle que les valeurs de vérité de P et $\overline{P}$ sont opposées.
1) P : « 2 est un nombre pair » (vraie)
Sa négation $\overline{P}$ est : « 2 est un nombre impair » (fausse)
2) Q : « $3 > 5$ » (fausse)
Sa négation $\overline{Q}$ est : « $3 \le 5$ » (vraie) — attention : la négation de « $>$ » est « $\le$ », et non « $<$ ».
P et sa négation P̄ dans l'univers E
| $P$ | $\overline{P}$ |
|---|---|
| V (1) | F (0) |
| F (0) | V (1) |
La conjonction de deux propositions P et Q est la proposition notée $P \land Q$ ou bien P et Q ; et elle est vraie seulement dans le cas où P et Q sont toutes les deux vraies.
| $P$ | $Q$ | $P \land Q$ |
|---|---|---|
| V | V | V |
| V | F | F |
| F | V | F |
| F | F | F |
P ∧ Q : seule l'intersection est vraie
La disjonction de deux propositions P et Q est la proposition notée $P \lor Q$ ou bien P ou Q ; et elle est fausse seulement dans le cas où P et Q sont toutes les deux fausses.
| $P$ | $Q$ | $P \lor Q$ |
|---|---|---|
| V | V | V |
| V | F | V |
| F | V | V |
| F | F | F |
P ∨ Q : toute la zone couverte est vraie
Exemple de vérification : soient $P$ : « $5 > 3$ » (V), $Q$ : « 5 est pair » (F) et $R$ : « 5 est impair » (V).
D'un côté : $Q \lor R = F \lor V = V$, donc $P \land (Q \lor R) = V \land V = \mathbf{V}$.
De l'autre : $P \land Q = V \land F = F$ et $P \land R = V \land V = V$, donc $(P \land Q) \lor (P \land R) = F \lor V = \mathbf{V}$.
Les deux membres valent V : la loi de distributivité est bien vérifiée sur cet exemple.
L'implication de deux propositions P puis Q est la proposition $\overline{P} \lor Q$ ; qu'on note par $P \Rightarrow Q$ on lit « P implique Q ».
Elle est équivalente à $\overline{P} \lor Q$.
P ⇒ Q : P est inclus dans Q (P ⊂ Q)
| $P$ | $Q$ | $P \Rightarrow Q$ |
|---|---|---|
| V | V | V |
| V | F | F |
| F | V | V |
| F | F | V |
L'équivalence de deux propositions P et Q est la proposition $(P \Rightarrow Q) \land (Q \Rightarrow P)$ notée $P \Leftrightarrow Q$ ; on lit « P est équivalente à Q » ou « P si et seulement si Q ».
| $P$ | $Q$ | $P \Leftrightarrow Q$ |
|---|---|---|
| V | V | V |
| V | F | F |
| F | V | F |
| F | F | V |
P ⇔ Q : P et Q désignent le même ensemble de vérité
1) $\forall x \in \mathbb{R},\ \forall y \in \mathbb{R} : x^2 = y^2 \iff (x = y \text{ ou } x = -y)$
2) P : « 6 est divisible par 3 » (V) et Q : « 6 est un nombre pair » (V).
P et Q ont la même valeur de vérité (toutes les deux vraies), donc $P \Leftrightarrow Q$ est vraie.
Par contre, si on prend R : « 7 est premier » (V) et S : « 7 est pair » (F), alors R et S n'ont pas la même valeur de vérité, donc $R \Leftrightarrow S$ est fausse.